L'accident médical : quels recours ?

29/05/2024
Groupama PJ

On a tous peur de l’accident mĂ©dical dès lors qu’on nous propose un soin ou une opĂ©ration chirurgicale. Ce n’est pas anodin de laisser sa santĂ© entre les mains d’un « étranger »!

Pourtant, il arrive que nous n’ayons pas le choix.  Soit parce qu’il s’agit d’une urgence, soit parce que sans ce soin notre santĂ© peut se dĂ©grader.

Lorsqu’un accident mĂ©dical survient, cela peut avoir un impact très grave sur la santĂ©.

Il est donc normal de se demander s’il existe des recours contre l’Ă©tablissement de santĂ©, son personnel mĂ©dical ou s’il existe des instances créées spĂ©cifiquement pour ca.

Dans ce cadre lĂ , il faut pouvoir diffĂ©rencier l’acte mĂ©dical fautif et l’alĂ©a thĂ©rapeutique.

Est ce qu’on est automatiquement indemnisĂ© ?

Doit on faire des démarches auprès des responsables ?

Qui nous expertise et qui chiffre le dommage ? 

Rassurez vous, on vous répond juste ici.

Qu'est ce qu'un accident médical non fautif ?

L’accident mĂ©dical non fautif est entendu comme un Ă©vĂ©nement qui a un impact sur la santĂ© physique et/ou mentale du patient et qui survient malgrĂ© la qualitĂ© des soins prodiguĂ©s.

Le professionnel de santĂ© n’a commis aucun impaire mais malheureusement le patient souffre de complications imprĂ©visibles ou inĂ©vitables.

Autrement dit, s’il n’y a aucune faute avĂ©rĂ©e, le patient n’a pas de recours contre l’Ă©tablissement ou le professionnel.

Mais alors, qu’est ce qu’un accident mĂ©dical non fautif ? Il revĂŞt trois formes :

Table des matières

L’alĂ©a thĂ©rapeutique est un risque qui survient Ă  la suite d’un acte mĂ©dical de diagnostic, de soin ou de prĂ©vention.

L’alĂ©a thĂ©rapeutique est d’autant plus frustrant qu’il n’y a pas vraiment de responsable. Plus vulgairement on peut dire que c’est la « faute Ă  pas de chance ».

Nous verrons plus bas que l’indemnisation est tout de mĂŞme possible grâce Ă  l’ONIAM et ses CCI (Commission de Conciliation et d’Indemnisation).

L’affection iatrogène est l’effet indĂ©sirable après la prise d’un mĂ©dicament. L’affection survient alors mĂŞme que le mĂ©decin a respectĂ© les posologies et les antĂ©cĂ©dents mĂ©dicaux du patient. Il n’a commis aucune faute dans la prise en charge et la prescription du mĂ©dicament.

20% des patients prĂ©senteraient des effets indĂ©sirables suite Ă  la prise d’un mĂ©dicament, ce qui est quand mĂŞme assez Ă©levĂ©.

Néanmoins, dans la majorité des cas, les affections iatrogènes restent bénignes et ce sont des problèmes cutanés ou digestifs. 

C’est dans les cas les plus rares qu’il peut y avoir des effets indĂ©sirables très handicapant et devenir dramatique.

C’est la loi Kouchner du 4 mars 2002 qui a dĂ©cidĂ© de permettre des offres d’indemnisation pour ces affections au mĂŞme titre que les alĂ©as thĂ©rapeutiques.

C’est une infection contractĂ©e Ă  la suite d’un sĂ©jour dans un Ă©tablissement de santĂ©. On l’appelle aussi infection associĂ©e au soin. L’indemnisation de ces infections fait l’objet d’un processus particulier, favorable au patient.

Si vous voulez en savoir plus, tout sera expliqué dans un prochain article qui va voir le jour très bientôt !

Le formulaire de consentement signé avant l'opération exclut-il tout recours ?

Souvent, le commun des mortels croit que c’est une dĂ©charge de responsabilitĂ© de la part du mĂ©decin.

On pense que si le risque survient, le mĂ©decin ou l’Ă©tablissement n’est pas inquiĂ©tĂ© puisqu’il a prĂ©venu des risques encourus.

Il n’en n’est rien puisqu’en rĂ©alitĂ© il s’agit d’un document purement informatif pour que le patient ai conscience des risques encourus pour l’acte de soin qu’il va subir.

C’est ce qu’on appelle « la fiche de consentement Ă©clairĂ© du patient ».

Autrement dit, si un risque prĂ©vu et connu survient lors de l’acte de soin et qu’il est grave, l’ONIAM est lĂ  pour indemniser le prĂ©judice subi.

L'accident médical est-il forcément grave ? Et s'il est bénin, est-il indemnisé ?

L’accident mĂ©dical n’est pas forcĂ©ment grave mais dans ce cas, le patient ne pourra malheureusement pas recevoir d’indemnisation.

Des assurances telles que les assurances accidents de la vie peuvent potentiellement proposer une indemnisation. Il est vivement conseiller de se tourner vers eux afin de connaitre les conditions d’application.

 

Comment être indemnisé après un accident médical ?

L’Office National d’Indemnisation des Accidents MĂ©dicaux (ONIAM) est un Ă©tablissement public qui joue un important rĂ´le dans l’indemnisation des victimes d’accidents mĂ©dicaux. Il est issu de la solidaritĂ© nationale. C’est d’ailleurs la Caisse nationale d’assurance maladie qui finance une partie de cet organisme.

Cet organisme est placĂ© sous la tutelle du Ministère de la SantĂ© et a pour mission d’organiser une procĂ©dure d’indemnisation amiable, rapide et gratuite pour les victimes d’accidents mĂ©dicaux, qu’ils soient fautifs ou non mais aussi en cas d’affection iatrogène et d’infection nosocomiale.

En cas d’accident mĂ©dical fautif, l’ONIAM intervient lorsque l’assurance du professionnel de santĂ© est dĂ©faillante. L’ONIAM se substitue Ă  l’assurance s’il rĂ©pond pas dans les 4 mois suivant l’avis de la CCI.

Pour les accidents mĂ©dicaux non fautifs, c’est la solidaritĂ© nationale qui est mise Ă  contribution pour l’indemnisation de la victime. C’est l’ONIAM qui fait une offre d’indemnisation Ă  la victime.

L’ONIAM est donc la pierre angulaire de la prĂ©servation des droits des victimes d’accidents mĂ©dicaux. 

ATTENTION : l’ONIAM n’intervient qu’en cas de gravitĂ© et d’anormalitĂ© du dommage, selon des critères fixĂ©s. 

 

Les CCI (anciennement Commissions RĂ©gionales de Conciliations et d’Indemnisation I), créées par la loi Kouchner du 4 mars 2002, sont chargĂ©es de faciliter le règlement amiable des litiges relatifs aux accidents mĂ©dicaux, aux affections iatrogènes et aux infections nosocomiales.

Ces commissions sont indĂ©pendantes de l’ONIAM mais jouent un rĂ´le complĂ©mentaire avec l’ONIAM.

Leur objectif est commun : indemniser Ă©quitablement les victimes d’accidents mĂ©dicaux.

Elles sont chargées principalement :

  • d’organiser une conciliation en cas d’accident mĂ©dical. Elles vont convoquer toutes les parties pour trouver un terrain d’entente.
  • d’organiser une expertise mĂ©dicale, gratuite, pour dĂ©terminer s’il y a une faute ou non du professionnel ou de l’Ă©tablissement. L’expertise mĂ©dicale vise aussi aussi Ă  chiffrer le prĂ©judice subi. 
  • Dans certains cas, la CRCI peut transmettre un avis Ă  l’assureur mĂ©dical (en cas de faute du professionnel) ou Ă  la solidaritĂ© nationale pour une indemnisation.

Les CCI (ou CRCI) travaillent en Ă©troite collaboration avec l’ONIAM, mĂŞme si ces deux entitĂ©s sont institutionnellement distinctes. Leur objectif commun est d’indemniser Ă©quitablement les victimes d’accidents mĂ©dicaux et Ă©viter toute action en justice.

A rĂ©ception de l’avis indiquant qu’une indemnisation est possible,  l’ONIAM a 4 mois pour faire l’offre au patient.

La victime doit remplir une formulaire et fournir des documents :

  • Le dossier mĂ©dical et/ou tout document mĂ©dical ou administratif Ă©tablissant le lien entre le dommage et l’acte mĂ©dical ;
  • un certificat mĂ©dical dĂ©crivant la nature prĂ©cise et la gravitĂ© du dommage ;
  • tout document indiquant la qualitĂ© d’assurĂ© social de la victime (attestation de sĂ©curitĂ© sociale que vous pouvez tĂ©lĂ©charger sur le site Amelie.fr) ;
  • tout document permettant d’apprĂ©cier la nature et l’importance des prĂ©judices, notamment au regard du seuil de gravitĂ© fixĂ© Ă  l’article D.1142-1 du code de la santĂ© publique (exemple : copie de vos arrĂŞts de travail )) ;
  • tout document justifiant les sommes Ă©ventuellement reçues ou Ă  recevoir au titre de l’indemnisation du dommage par un organisme autre que la sĂ©curitĂ© sociale (L1142-7 du code de la santĂ© publique).

Le critère de gravité du préjudice : élément primordial pour l'indemnisation

Une fois saisie, la Commission de Conciliation et d’Indemnisation peut rendre son avis en 6 mois . Elle demande le dossier mĂ©dical du patient et elle diligente gĂ©nĂ©ralement une expertise mĂ©dicale.

Pour des cas simples, elle peut se baser uniquement sur le dossier médical ainsi que toutes autres pièces afin de réaliser une « expertise sur pièces ».

A l’issue de l’expertise mĂ©dicale, s’il y a absence de faute du praticien, l’indemnisation de la victime sera potentiellement prise en charge par l’ONIAM.

ATTENTION : seuls les dommages graves et dĂ©passant certains seuils seront indemnisĂ©s par l’ONIAM.

Pour ĂŞtre indemnisable par l’ONIAM, le dommage doit ĂŞtre  :

  • Un taux d’atteinte permanente Ă  l’intĂ©gritĂ© physique ou psychique (AIPP) supĂ©rieur Ă  24 %.  C’est le cas par exemple lorsque le patient perd l’usage d’une jambe.
  • Un arrĂŞt temporaire des activitĂ©s professionnelles (ATAP) pendant au moins 6 mois consĂ©cutifs (ou 6 mois non consĂ©cutifs sur une pĂ©riode de 12 mois). Un arrĂŞt de travail de 6 mois consĂ©cutifs par exemple.
  • Des gĂŞnes temporaires constitutives d’un dĂ©ficit fonctionnel temporaire (DFT) supĂ©rieur ou Ă©gal Ă  un taux de 50 % pendant au moins 6 mois consĂ©cutifs (ou 6 mois non consĂ©cutifs sur une pĂ©riode de 12 mois). C’est le cas lorsque le patient doit se dĂ©placer en bĂ©quilles durant 6 mois consĂ©cutifs.
  • Une inaptitude dĂ©finitive Ă  exercer son activitĂ© professionnelle.
  • Un trouble grave dans les conditions d’existence (perte d’un foetus par exemple).

Ces critères ne se cumulent pas. Si le dommage rĂ©pond Ă  l’un des cinq  cas alors l’indemnisation pourra avoir lieu.

Comment chiffrer le préjudice ? L'expertise médicale

L’expertise mĂ©dicale est une rĂ©union entre un mĂ©decin spĂ©cialisĂ© dans le dommage corporel et le patient. 

L’expert va analyser l’Ă©tat du patient afin de dĂ©terminer si l’acte mĂ©dical a eu un impact direct sur son Ă©tat de santĂ©. Il va se prononcer sur des chefs de prĂ©judice imputables au dommage initial.

Ainsi il permet de dĂ©terminer s’il y a un lien de causalitĂ© entre l’acte et le dommage.

L’expertise permet aussi de dĂ©terminer un chiffrage du prĂ©judice subi par le patient tant physique que psychique et financier (avec la perte de revenus).

L’expertise un donc Ă©lĂ©ment indispensable dans les cas d’accidents mĂ©dicaux (fautifs ou non fautifs).

Elle est souvent demandĂ©e par une CRCI ou par une assurance (l’assurance responsabilitĂ© professionnelle du praticien ou de l’hĂ´pital par exemple).

Elle se réalise souvent en deux étapes : avant et après consolidation.

La consolidation d’un patient c’est le moment oĂą son Ă©tat de santĂ© devient stable (ne pouvant s’aggraver ou s’amĂ©liorer). Cela n’exclut pas  l’existence de sĂ©quelles permanente malgrĂ© les soins.

En d’autres terme, la consolidation signifie que l’Ă©tat du patient ne peut plus se dĂ©grader.

Ainsi, lorsque le patient n’est pas consolidĂ©, alors il peut y avoir une expertise pour Ă©valuer l’Ă©tat initial du patient et permettre un rapport provisoire et prĂ©voir un prĂ© chiffrage. Le patient et son avocat peuvent demander ce que l’on appelle une avance sur indemnisation.

Une fois la consolidation établie (par un certificat médical de consolidation) alors une deuxième expertise est possible et un rapport final est rendu.

Le patient peut ĂŞtre accompagnĂ© d’une personne de son choix : un avocat, un proche, un mĂ©decin, etc.

Sachez que votre protection juridique peut vous proposer un mĂ©decin pour vous accompagner lors de l’expertise.

Lorsque l’acte mĂ©dical n’est pas fautif ou lorsque l’assurance du praticien fautif est dĂ©faillante, l’ONIAM va faire une offre d’indemnisation Ă  la victime.

L’organisme dispose de 4 mois pour se prononcer Ă  rĂ©ception de l’avis de la CCI.

L’offre tient compte d’une nomenclature (nomenclature dintilhac)  qui est une une transcription juridique du dommage et des consĂ©quences qu’il entraĂ®ne sur la vie sociale, familiale et professionnelle tant sur le plan financier que personnel de la victime.

Cela tient donc compte de la situation spĂ©cifique du patient : les frais mĂ©dicaux restĂ©s Ă  la charge de la victime pour se soigner suite Ă  l’intervention,  la perte de revenus, les souffrances endurĂ©es etc.

La victime peut accepter l’offre et l’indemnisation doit ĂŞtre versĂ©e dans le mois qui suit.

La victime peut refuser l’offre car elle estime que certains postes de prĂ©judices n’ont pas Ă©tĂ© pris en compte (l’arrĂŞt temporaire des activitĂ©s, certains frais mĂ©dicaux etc). Dans cas lĂ , le refus doit ĂŞtre fait en courrier recommandĂ© avec accusĂ© rĂ©ception. 

Une action en justice est la seule solution pour faire valoir les droits de la victime. Une contre expertise pourra alors ĂŞtre demandĂ©e, l’expert saisi sera alors un expert judiciaire.

Cette situation est prĂ©vu Ă  l’article L. 1142-20 du code de la santĂ© publique.

Pour cela, avez vous pensé à la protection juridique? Celle-ci peut vous accompagner pour toutes les démarches amiables mais aussi en cas de saisine des tribunaux.

Quelle indemnisation en cas d'erreur médicale et comment prouver la négligence et engager la responsabilité médicale ?

L’erreur mĂ©dicale est un l’accident mĂ©dical fautif.

Autrement dit, une responsabilité humaine peut être recherchée.

La victime doit dĂ©montrer l’existence d’un lien de causalitĂ© certain pour engager la responsabilitĂ© du docteur ou de l’Ă©tablissement.

Si la CCI identifie une faute imputable au praticien alors la victime peut se tourner vers l’assurance du praticien ou de l’Ă©tablissement pour recevoir une offre d’indemnisation.

Ces dĂ©marches s’effectuent dans le cadre d’une procĂ©dure amiable. La protection juridique peut d’ailleurs vous accompagner pour effectuer cette dĂ©marche auprès de l’assurance du responsable.

L’offre prendra en compte les frais mĂ©dicaux engagĂ©s par la victime suite Ă  l’intervention, la perte de revenus suite Ă  l’arrĂŞt temporaire des activitĂ©s etc..

Si l’assurance du praticien ne rĂ©pond pas dans un dĂ©lai imparti, alors la loi du 4 mars 2002 prĂ©voit que l’ONIAM doit proposer une offre dans les 4 mois Ă  rĂ©ception de l’avis.

Pour plus d’information sur le sujet, nous vous concoctons un article dĂ©diĂ©, très prochainement.  

Quel est le délai de prescription pour agir en cas d'accident médical ?

Lorsqu’on est face Ă  un accident mĂ©dical (ou erreur mĂ©dicale) la victime dispose de 10 ans Ă  compter de la consolidation de son Ă©tat de santĂ© pour intenter une action en justice.

Le régime légal applicable aux accidents médicaux non fautifs

Article L1142-1 II du Code de la Santé Publique

Lorsque la responsabilitĂ© d’un professionnel, d’un Ă©tablissement, service ou organisme mentionnĂ© au I ou d’un producteur de produits n’est pas engagĂ©e, un accident mĂ©dical, une affection iatrogène ou une infection nosocomiale ouvre droit Ă  la rĂ©paration des prĂ©judices du patient, et, en cas de dĂ©cès, de ses ayants droit au titre de la solidaritĂ© nationale, lorsqu’ils sont directement imputables Ă  des actes de prĂ©vention, de diagnostic ou de soins et qu’ils ont eu pour le patient des consĂ©quences anormales au regard de son Ă©tat de santĂ© comme de l’Ă©volution prĂ©visible de celui-ci et prĂ©sentent un caractère de gravitĂ©, fixĂ© par dĂ©cret, apprĂ©ciĂ© au regard de la perte de capacitĂ©s fonctionnelles et des consĂ©quences sur la vie privĂ©e et professionnelle mesurĂ©es en tenant notamment compte du taux d’atteinte permanente Ă  l’intĂ©gritĂ© physique ou psychique, de la durĂ©e de l’arrĂŞt temporaire des activitĂ©s professionnelles ou de celle du dĂ©ficit fonctionnel temporaire.

Ouvre droit Ă  rĂ©paration des prĂ©judices au titre de la solidaritĂ© nationale un taux d’atteinte permanente Ă  l’intĂ©gritĂ© physique ou psychique supĂ©rieur Ă  un pourcentage d’un barème spĂ©cifique fixĂ© par dĂ©cret ; ce pourcentage, au plus Ă©gal Ă  25 %, est dĂ©terminĂ© par ledit dĂ©cret.

Article L1142-1-1 2° du Code de la Santé Publique

Sans prĂ©judice des dispositions du septième alinĂ©a de l’article L. 1142-17, ouvrent droit Ă  rĂ©paration au titre de la solidaritĂ© nationale : Les dommages rĂ©sultant de l’intervention, en cas de circonstances exceptionnelles, d’un professionnel, d’un Ă©tablissement, service ou organisme en dehors du champ de son activitĂ© de prĂ©vention, de diagnostic ou de soins.

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